Comme on est

C’était le week-end, mais pas de repos
Un étage plus haut, un monde à fleur de peau
On tenait la barre, entre les silences
Et les agitations perdues dans l’urgence

Là-haut, aux Pâquis, entre deux orages
Y’avait toi, y’avait moi, et nos prénoms
Qu’ils se passaient doucement dans leurs vies cabossées
Et c’est là qu’on s’est inventé

[Refrain]
Et puis la retraite, mais jamais l’éloignement
Tu as su fédérer ses rendez-vous vibrants
Entre grillades fumantes et salades aux graines
On trinque au passé, au présent, à ce que l’on sème

Et chaque été, c’est la même mélodie
Ta maison s’ouvre, et la fête aussi
Autour de la piscine, entre rires et rosé
On retrouve ce qu’on n’a jamais quitté

Le matin parfois, tu prends deux d’entre nous
Avec les chiens, les rires, les mots doux
Et tu nous montres ton coin, ce petit paradis
Où l’herbe est plus verte, et la paix, réussie

Tu parles aux chevaux comme on parle à des frères
Tu les nourris, tu les brosses, comme une prière
Et on regarde, un peu bêtes, un peu fières
Parce que là, c’est chez toi, mais c’est chez nous sur terre

[Refrain]
Et puis la retraite, mais jamais l’éloignement
Tu restes un phare doux dans nos grands moments
Entre tofu mariné et viande qui chante
On partage tout, même ce qu’ils inventent

Et chaque été, c’est la même chanson
Ta piscine devient notre maison
Et dans le jardin, quand la lumière tombe
On sait qu’on est là… et que rien ne succombe

On a vu la galère, mais aussi l’espoir
Et aujourd’hui c’est la joie qu’on arrose le soir
Tu fais partie de celles qu’on n’oublie jamais
A ta manière brillante de savoir nous aimer, comme on est

[Dernier refrain]
Alors merci pour ces dimanches, pour les chevaux
Pour les rires en terrasse, les couchers de soleil nouveaux
Ta maison est un repère, ton cœur une évidence
Et chaque été, tu rallumes notre chance

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