C’était un jour ensoleillé

Elle débarque comme un éclat de voix
Pas le temps de dire bonjour elle parle déjà
Une vanne, un rire, un coup de gueule lancés
Mais c’est du velours dans du papier froissé
Elle râle, elle bouillonne mais ça fait du bien
Elle dit tout fort ce qu’on garde en sourdine
À peine une tornade, toujours des rendez-vous en tête
Mais toujours dispo pour remplacer en vitesse
C’est elle l’électrique, la volcanique
La boule d’énergie, la comique épique
Mais derrière les boucliers qu’elle projette
Il y a un monde d’amour, un cœur en fête
Elle balance des blagues, invente des boulets
Elle nous parle d’elle pour mieux la piger
Toujours là, même quand elle tremble
De ces tempêtes elle les rassemble

Puis un jour, au creux d’un moment noir tout flou
Elle est apparue devant moi tout à coup
Elle m’a pris dans ses bras au carrefour de cette rue
Doucement
Et dans ses yeux elle a pas fait semblant
Pas un sketch, pas une pique, pas de bruit
Juste une lumière douce elle m’a dit “je sais pour toi
Mais je dois te le dire. Au fond de moi il arrive…
Enfin j’y suis” un bébé tant voulu
Ce moment tant attendu

C’est elle, l’éclatante, la fantastique
Mais ce jour-là c’est la tendresse qui vibre
Elle porte la vie, entre deux rires
Et c’est tout un monde qu’elle fait chavirer
Pas besoin de mots ni de discours
Un simple regard et tout tourne court
Elle n’est plus juste le feu, la tornade
Elle est aussi ce miracle
Qui évade

Elle a tant donné, à rire, à bouger
Et ce qu’elle donne maintenant c’est sacré
C’est plus qu’une fête, c’est un foyer
Et dans ses bras, le monde peut respirer

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